1
"...cette histoire tu sais, c'est la mienne...
je vis...
fais pas semblant...
je shoote...
avant de...
faire des photos...
dors, mange, m'ennuie...
je mélange...
tout...
ouais tout...
je m'amuse...
me perds...
mais ché pas pourquoi j'fais ça...
tout ça j'veux dire...
ça fait pas mal...
ché pas...
tout se cache dans ce jeu...
tremble et fuit...
tu sais la nuit, le jour s'étranglent et toi t'es au milieu sans savoir quoi faire...
juste manquer d'air...
sans savoir ce que je fous là, dans cette obscurité...
sans voir la lumière...
sans savoir...
sans que rien ne bouge...
ce qui est beau dans ce que je deteste le plus...
mais j'entends la musique d'un battement de cil...
de sexe, de couleur de cheveux...
tout ces vides qui se remplissent et qui font peur...
cest comme des fleurs qui poussent à travers le beton de ton coeur...
la rue qui parcourt tes veines...
l'aiguille qui distile tout...
je suis tellement arraché...
qui me pousse et me tient ?
tapisserie de mes delires incertains...
y a pas de mots qui valent mieux que mes photos...
cette histoire tu sais c'est la mienne..."


2
"...comment retenir tes larmes...
acrochées à toi comme des lames...
qui detruisent tout...
Qui me fuient de tes yeux...
comme des lambeaux de chair...
des crevasses...
des silons de vie...
qui m'éloignent de toi à chaque fois...
même la longueur de tes jambes me manque...
la couleur de ta peau...
de tes seins...
terrain vague oublié...
décharné de mon amour...
saint...
contact...
touche moi...
sent...
ressent...
je t'en pris...
ne pars pas..."


3
"... au voleur d'éternité...
t'as pris ma femme, mon coeur...
mes rêves de possible...
et mon futur incendie...
balafres incadescentes au sucre candy...
j'aime pas le mal que tu me fais subir...
à coup de claque et de lance-pierre...
la poisse qui fissure tout...
comme un rire de corbeau qui se colle au mur...
délire d'infortune...
je m'éparpille...
me régale de tout...
et le sexe se pointe toujours...
pour te cracher à la figure des je taime...
casse toi !
tellement si belle quand tu pleures..."


4
"...il n'y a pas de lien à l'incertitude...
tout est deraisonnable...
juste insensé...
tout est faux...
rien n'existe..."


5
"...cours mon amour...
viens...
te retiens pas...
fredonne et frappe...
bourdonne, à en crever le jour...
des yeux de partout...
des cheveux qui gachent tout à pleine main...
comme des fleurs qui enivrent...
à rendre sourd et fou, à te vriller tout ce que t'as...
à l'interieur depuis tout ce temps...
t'as pas compris putain t'as pas compris...
ce qui te glisse entre les doigts...
là...
c'est moi...
amour...
moi...
si belle...
sombre...
à faire peur...
à demembrer tout, chérie...
sort tes tripes, t'as peur ?
allez viens..."

**écrits et distribués sous forme de 27 petits recueils numérotés pour l'exposition du photographe _iniiz_ **

Hell-oween
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