** Cette histoire a été écrite en duo avec Vanessa Nessren en Novembre 2014 **

LUI: C'est toujours comme ça que tu joues, hein

ELLE: Rien que ton verbe, toujours ton rythme

LUI: Le flow, le fluide de tout, à tour de rôle, à bout de souffle

ELLE: Et ça reprend, ça, quoi, tu penses à ça

LUI: Non à rien, je pense plus tu sais bien, plus besoin, c'est l'âge, j'oublie, enfin je crois

ELLE: Machine, à écrire, c'est ça ?

LUI: Typographique sensation, tu vas voir que ça va être mieux que tout à l'heure

ELLE: Voyons, voyons voir, du sensationnel en elle, sur elle, pas si pucelle

LUI: Tu fais des rimes sur ta virginité, taciturne ritournelle, sans déroute, elle consomme tout, comme elle se consume, elle

ELLE: Censure, ma non-virginité, en alexandrin, s'est éteinte sur toi, Alex, qui devient quoi, mort aussi, juste parti, arrête avec ce putain de portable, on l'a trouvé, il est là, le moment, l'instant où j't'écris bordel, bordel encore, toujours d'accord, encore, vlan, clik, parfois plus fort

LUI: C'est toi qui t'en fous, j'ai envie de crever si tu pars et si tu restes je nous tue, tu crois t'es intéressante à jeter ta paille sur la gueule, tu crois j'en ai à foutre, j'm'en fous d'ta vie, t'imagines Alex, Alex, t'es à la ramasse, Alex, arrête !

ELLE: Lui il en avait à foutre et il te l'a pas jeté à la gueule

LUI: Mais si j'te dis t'as pas vu, sois gentille s'te plait, alors elle dit quoi, hein?

ELLE: Qu'elle veut être follement aimée, foutrement enlacée, c'est tout

LUI: Oui? Serrée, emprisonnée, de ses bras, de tout son amour capturé et puant la délicatesse, tenaillée contre sa poitrine, incapable de bouger

ELLE: T'étais là ?

LUI: Oui, pas toi ?

ELLE: Encore un bordel, desserre et enchaîne tous les maillons, t'accroches où ce mousqueton ? fais voir, mais arrête putain fais voir

LUI: Tellement si belle et tu t'envoies des textos, clin d œil, clik, faire croire tu tiens droit, délire

ELLE: Sensuel, tactile, tu cherches quoi a toucher ton écran ? ça t'excite ?

LUI: J'aimerais le laisser des fois, accroché du matin au soir, même quand je mange, y a que la nuit que je l'éteins, et toi tu m'a saoulé avec 2 gouttes de Shalimar, nue dans un parking, comme un ange

ELLE: Démoniaque angélisme

LUI: Ou si peu ahlalaa on n'est pas concentré, comme des gamins

ELLE: Jeux en grand, l'adultère rend adulte.

LUI: Trop classe, t'assures !

ELLE: J't'emmerde, toi et ton pull ethnique

LUI: Je sais que c'est ta façon à toi de me dire Je t'adore, alors tout pareil

ELLE: Tu payes ?

LUI: J'encaisse.

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