Au Crépuscule de nos Rêves...

Chapitre 21...

Vous êtes ?

Qui vous êtes ?

Pourquoi ne s'interessait-elle plus à moi...

Elle ne t'aime pas voyons...

D'ailleurs personne voyons...

Ce sentiment d'inutilité était tenace...

Même quand tu t'endors devant la télé...

Même quand c'est de toi qu'il s'agit...

J'avais sommeil...

C'est pour ça...

Je m'étais endormi sur ma vie...

Insomniaque...

Délirant...

Les gens m'aimaient trop...

C'est moi qui les aimait pas...

Ca me tenait éveillé...

Avec de droles d'idées...

De droles de tics...

Ecrire c'est la première chose que je sais faire...

Ca en devient presque dégoutant...

Le futur c'était maintenant...

...

Chapitre 22...

Mal de tête...

Terrible...

Brutal...

Explosion interne...

Cervicale...

Ca fait mal...

Quand t'es annihilé de ton propre être mais pas aliené de toi-même...

La douleur te martèle et t'emprisonne...

M'écoeure...

Tu sais c'est pas grave si j'ai sauté un jour...

De toute façon je m'ennuie...

J'arrive pas à me sentir mieux...

A me faire sauter le caisson...

Triste non plus...

Joyeux non plus...

Y a des jours où quand je fais trop de chose j'ai envie de m'arrêter...

J'arrive pas...

Enfin si...

Mais non...

Le fil conducteur qui me relie à toi...

Il s'est cassé...

Il était trop long...

Arraché...

A ce qui est essentiel et qui te tient...

Je joue avec les mots mais pas avec les gens...

Les sentiments perdus de mon ignorance triste...

Ca fait un peu comme de la poésie à deux balles dans le barilet de la vie...

Je joue...

Ruse...

Et appuie...

Enfin...

...

Chapitre 23...

La vie rêvée...

Rêve la nuit...

Quand tu n'en fais ni le jour ni la nuit tu fais quoi de ta vie...

Ca se complique...

Mais c'est pas inception...

Quand tu as l'impression que les gens que tu connais ont des têtes différentes...

Pas les-mêmes que d'habitude...

Que tu crois être dans un endroit connu mais totalement different...

Et désert...

Que t'imagines que le futur c'est juste un présent qui recommence sans cesse...

Alors c'est quoi la difference entre se souvenir et se rappeler...

On peut toujours voir sa vie comme un palindrome...

Drôle et étrange...

De l'autre-côté du miroir et à rebours...

Pas la tête en bas...

Comme un sablier mais tu sais plus dans quel sens le retourner...

Rien n'a de sens mais tout en avait...

Tu passes ton temps à te constituer un environnement interieur...

C'est dire...

Tu crées ton propre monde à l'interieur d'un immense et vaste...

Laissez moi tranquille mais personne m'entends...

Je passe mon temps à dire non...

Ca s'arrange pas...

J'ai perdu mon habitude...

Mais on peut toujours...

En multi references...

Tu aimes pas ce que j'écris...

Ca tombe bien moi aussi...

Tu veux me rencontrer ?

Non...

...

Chapitre 24...

Ecrire n'avait plus d'importance...

Vraiment ?

Je sais plus...

Enfin j'avais l'impression d'être quelqu'un de totalement virtuel...

Qu'on voulait pas voir mais qui se devait d'être là pour répondre aux solicitations diverses et variées...

Texto, sms, mail, private message, telephone, coup de fil, lettre, carte postale, repondeur, sonnette, bip et j'en oublie certainement...

Ouais...

Certainement...

J'avais perdu toute faculté de songes...

Aussi...

Tout allait trop vite...

On passait son temps à passer son temps...

A écouter des musiques bien plus belle que la vie même...

Meilleures que celles que je composerais jamais...

Rien n'allait...

Tout tournait en rond...

Le gout de rien...

On se faisait passer pour d'autres personnes...

Plus importantes...

Le gout de tout...

Moins importantes...

Monte le son...

Arrête de courir...

Tout allait...

Bien ou mal on s'en foutait...

De tout...

Comme quand on est amoureux...

En fait...

Oui...

C'est ça...

Non...

Enfin...

Oui c'est ça...

...

Chapitre 25...

Tu sais même pas de quoi je parle...

Mais j'ai pas sommeil...

Si tu m'aimes pourquoi tu m'aimes pas...

Envie de se coucher tard...

De tout foutre en l'air...

Envie de t'écouter parler puis rire puis sourire...

Déphasé...

Décalqué...

En perte de soi, c'est dire...

C'est tard ?

Non c'est trop tôt...

Dans une société où on te prend pour un con...

Enfin bref...

C'est comme ça...

Point...

...

Chapitre 26...

Je fatigue...

J'arrive plus à rien...

Je me tire...

Non...

Je me traine...

J'avais beau avoir fait un bond de quelques années, j'avais mené avec moi tous mes soucis...

Et mon sale caractère...

Ouais..

Mon sale caractère...

On ne change pas ce qu'on est vraiment...

Même si ce ne sont que des états d'ame...

Pas seconds ni passagers...

Rien à foutre...

Mon pire ennemi c'est moi et ce que j'ai dans la tête...

Pas besoin de psy...

Je meurs à l'interieur...

C'est terrible...

Enfin normal quoi...

Sinon t'as rien à raconter ?

Demain j'essaierai de m'y remettre serieusement...

Ah ouais ?

J'veux rencontrer quelqu'un aussi...

Ah ouais ?

Tu vas t'y prendre comment ?

Comme d'habitude...

En étant gentil...

C'est un bon début...

Tu crois que ça va marcher ?

En général tout le monde aime bien les gens gentils...

...

Chapitre 27...

Tout commence là...

Ou recommence...

Ou se termine...

Tout est altéré...

Tout est au ralenti...

Mais ça avance...

Avec prestance...

J'ai rencontré un écrivain aujourd'hui...

Il fait sombre...

Mon regard n'a pas changé...

Il me ressemble un peu...

Enfin un peu en décalé...

Parce que personne peut me ressembler...

Vraiment ?

Pas si sur...

J'entends des chansons douces...

Des images me reviennent aussi...

Pleins de souvenirs aussi...

Bons ou mauvais, on s'en fout...

Il me raconte des trucs tandis que je mange mes lasagnes...

Je m'en fous moi j'veux seulement bouffer...

J'veux devenir vegetarien...

J'y arrive pas avec ces 5 fruits et legumes par jour ça fait trop de vert et pas assez de viande...

Mais ça donne pas mal à la tête...

Juste au coeur...

Mais pas le vêtement des danseuses...

Coeur d'artichaud quoi...

Pas juste au corps quoi...

C'est là le fond du problème...

Enfin bref j'veux pas te couper dans ton élan...

Ca parle de quoi ton bouquin ?

D'un mec...

Mais encore ?

Il est amoureux... 

C'est quoi ça l'amour ?

Tout le monde s'en fout de ce sentiment...

Funeste...

Comme une oraison...

Pas comme l'acteur...

Louis de Funeste...

Bref...

J'étais entrain de dejeuner face à un miroir...

Vous vous rappelez de vos rêves vous ?

Qui ça moi ?

...

Chapitre 28...

Première partie...

Ecrire avait de ça d'intéressant qu'on pouvait le faire n'importe où...

Surtout moi...

En fait...

Aux toilettes...

Entre deux rêves...

Eveillés mais sans logique...

Ni de rapport avec les wc...

En marchant...

Au boulot...

Mais pas en baisant...

Surtout pas...

Parce que là t'es déjà entrain de penser à quelqu'un d'autre et tu peux pas faire deux choses à la fois enfin, l'écriture demande un minimum de concentration quand même...

En même temps...

Bref...

J'ai acheté un nouveau carnet...

En fait non je me rappelle, je l'avais déjà mais je l'avais pas commencé...

Je suis toujours avec l'écrivain devant moi...

Celui qui me ressemble....

A moins que ce ne soit moi...

Et à tout bien considéré ma vie n'était pas celle que je voulais...

Ouais ouais...

Mais tu fais quoi ?

De toutes tes journées ?

Tu continues à jouer la partie, toi ?

Ou tu fais quinte flush royale ?

Toute façon y a qu'au poker que tu peux dire ça...

Et on est sorti de l'hiver...

C'est ce que j'avais décidé cete fois...

Partir...

Oui...

Partir et tout laisser...

Passer...

Direction...

Sans...

Gare Centrale...

Enfin c'est vite dit...

Y en avait qu'une...

Et ?

Je prends juste assez pour un billet, un sdwich et une nuit...

Je sais pas pour où, mais j'y vais...

Fin de la première partie...

...

Deuxième partie...

On verra bien...

Ouais...

Au pire ça sera pas aussi pire...

Oui...

Non...

Un grand cri tout à coup !

Quelqu'un était tombé sur la voie...

Et le train lui avait roulé sur les jambes...

J'espère je n'aurai pas trop de retard...

Enfin ça n'a plus d'importance...

Des fois on arrive pas à réfléchir comme il faut n'est-ce pas ?

Je veux dire pour elle pas pour moi...

Enfin oui c'était une femme...

Elle n'était pas tombée c'est quelqu'un qui l'avait poussée...

Peut-être sans faire exprès...

Vous voyez le genre...

Pardon vous avez l'heure et pouf !

Tout de suite ça fait mauvais genre...

J'avais envie de boire un café...

Mais avec du lait dedans...

J'aime cette douceur qui cache l'amertume...

C'est un peu comme les gens...

Je dis comme ça et le mec enfin le chauffeur du train c'était son mec à elle...

Il l'avait pas vue venir...

Elle lui avait souvent brisé le coeur...

Casser les couilles serait plus exact...

Et lui, les oreilles, puis les jambes...

Et moi et ma veste marron on s'était caché le visage pour pas être éclaboussé, quoi...

Ca tâche le sang et j'ai pas de sel sur moi pour absorber...

C'est pas que je l'ai achetée chère mais c'est que j'y tiens...

J'ai pas de mouchoir non plus...

Fin de la deuxième partie...

...

Troisième partie...

Etre à la bourre...

Et fuir le monde...

C'est ça...

Enfin ce que j'ai choisi...

Pour en finir...

Ou bien ?

Continuer...

Une autre fille me regarde tandis qu'elle me voit écrire que je la regarde...

Subitement tout devient flou...

Ou fou...

Ca veut dire de façon subite ou folle...

T'as saisi ?

Drôle de sensation...

A ce moment là tandis qu'une autre s'essaie au Moonwalk...

Du coup ils ont arrêté tous les trains...

C'est la petite voix au haut parleur qui vient de l'annoncer...

Et du coup j'entends la musique qui sort de son casque à elle...

Je pense elle est un peu à contre-temps...

Enfin j'y connais pas grand chose en musique actuelle...

Il me semble son pied n'est pas en raccord avec l'élan de son bras...

Mais tu vois tout ça ?

Réellement...

Ca veut dire de façon réelle c'est à dire vraie...

Non...

J'imagine...

Fin de la troisième partie...

...

Quatrième partie...

Je suis entouré d'arbres et d'enfants...

Seul...

Et de sons...

Et de bruits...

Moins seul...

Et de gens qui promenent leur chien...

Un peur hors-du-temps...

Linceul...

Leur chien...

Même pas foutu de faire des bancs assez confortable que ça en devient inconfortable...

Il faut que je me relise...

Que je fasse du stop...

Ou un truc comme ça...

Que je me prélasse...

Il fait gris...

Ca s'active autour de moi...

Je comprends pas...

J'ai rien pu faire...

On tire la nana d'un côté, le reste de l'autre...

Elle respire ! 

Mais elle fait la tronche...

Je sais pas...

Jamais vu une face pareille...

Faut dire qu'avec ce qui vient de lui arriver...

Comme si c'était là sa dernière expression...

Face de sandwich...

Yeux en pain de mie...

Cheveux en panini...

Bouche bagel et rouge à lèvre toastoo...

T'imagine le truc, c'est space quand même...

Fin de la quatrième partie...

...

Cinquième partie...

Finalement j'étais inspiré...

Assez...

Et j'avais faim...

Aussi...

Mais pas à cause du sang...

Non...

Plutôt parce que c'était mon heure enfin celle de d'habitude...

C'est fou comme on peut être synchrone avec soi-même...

Un rayon de soleil me fit baisser le regard...

Sur un détail que j'avais pas vu...

Sa chaussure...

Elle avait fait tomber sa chaussure...

Ou oubliée sur le quai...

Comme détachée d'elle...

Pas de chance...

Une chaussure de marque...

Egarée au milieu des gens...

Vernis...

Sans la personne qui va avec...

Ca fait trop tâche je dis comme ça et tout le monde me regarde...

Je pensais pas que je pensais à haute voix...

Ou à voix haute...

C'est pareil...

On vous entend...

Ah !

Pardon !

J'esquisse un sourire même si c'est un peu déplacé de ma part...

J'ai l'air plutôt con...

Ma démarche de partir en solitaire mais pas à la voile pour fuir ma solitude m'avait amené au bout milieu d'une foule...

Bande d'abrutis...

Endormis...

Méchants...

Bref tout ce que j'aime...

Et moi j'étais plutôt mal barré...

A un point tu peux pas imaginer...

Si si je peux...

Ah !

Pardon !

Fin de la cinquième partie...

...

Sixième partie...

C'est pas la première fois que j'écris autant...

Ca me réconforte...

Ca comble le vide des jours comme disait Natalie...

J'ai sommeil...

J'ai l'impression qu'il va pleuvoir...

Ou pire qu'il va se passer un truc...

Terrible...

Tout ce silence me repose finalement...

La fin des autres c'était annonciateur de ma propre perte à moi aussi...

Et ça va me dégringoler dessus style je l'ai pas vue venir celle-là...

Si je ferme un peu les yeux, j'oublie tout ce qui a autour de moi...

Je me concentre sur ma propre respiration...

J'oublie tout...

Je m'oublie moi-même...

J'ai sommeil...

J'oublie ce que j'ai fait, ce que je suis et ce que j'allais faire...

J'en ai marre...

J'ai tout  oublié...

Je suis juste une couleur à l'interieur de mes paupières...

Tout le monde me regarde...

Je le sens...

Non non je ne triche pas...

T'arrive à écrire alongé toi ?

A peine...

Periphrase...

Figure de style...

Oxymoron...

C'est ce que je viens de faire et je t'emmerde, toi, le prof de français qui lisait mes mauvaises rédactions à haute voix...

Fin de la sixième partie...

...

Septième partie...

T'en as pas marre de me sous-estimer ?

Tu sais bien que j'aime pas ça...

Toi non plus d'ailleurs...

Personne d'ailleurs n'aime vraiment ça d'ailleurs...

T'en as pas marre d'être toujours en vase clos...

Les mêmes lieux, les mêmes gens ?

Non pas les mêmes lieux, pas les mêmes gens...

Bref...

Non j'en avais pas marre...

Ca me rassure...

Car tout est éducloré...

J'aime le sucre...

Et la saveur sucré des produits chimiques...

Je sais pas ce qu'ils y mettent dedans...

Peut-être du sel...

Je sais pas...

Je deviens fou je dis comme ça et tout le monde me regarde...

Encore...

Ben quoi !

Et la couleur indéfinnisable de tes yeux...

C'est à dire qu'on sait pas ce que c'est comme couleur...

 Et tes cheveux cest pareil...

Et de ta peau...

Pareil...

Subtile et pale...

Et subtile...

Presque transparente...

Subtile...

Je me lèverai tout à l'heure de ma place...

Oui oui j'étais assis...

Fin de la septième partie...

...

Huitième partie...

Qu'avez-vous dans ce plastique ?

Rien...

Pourquoi vous approchez-vous de moi ?

Avec toutes les places qu'il y a ?

Ca va pas ?

Je croyais, vous avez les yeux fermés...

Pourquoi tu me parles ?

Tu m'écris...

Pas...

Tu penses à moi...

Pas...

Pourquoi vous avez ce plastique vide...

Avec vous ?

Je transporte des trucs...

C'est pas un plastique c'est un sac...

On ne désigne pas la matière pour désigner quelque chose...

Ni son contenant par son contenu...

C'est connu...

Oui...

L'impression que tout le monde s'embrasse, s'enlasse se touche les seins, sautille sur place...

J'ai du trop manger, j'ai mal au ventre et j'ai des visions de bonheur...

Un truc du genre...

Complètement déplacé ici...

Je respire bien pourtant...

J'ai pas bu je me drogue pas je baise pas...

Totalement straight edge quoi...

Mais j'ai pas les idées claires...

Totalement...

C'est tout...

Fin de la huitième partie...

...

Neuvième partie...

Pourquoi vous me faites pas confiance ?

En fait c'est comme si une fourmi voulait rentrer dans mes oreilles...

T'imagine le truc ?

C'est comme si la statue de Lamartine me fixait fixement...

Pétrification c'est être pétrifié...

Sans doute...

Mais on peut pas mettre de nom sur toutes les nuances de couleurs en mi-teintes et entre-deux...

C'est comme décrire un arc-en-ciel à un aveugle, t'as beau essayer, t'arrivera jamais...

C'est quoi ?

Ouais c'est quoi ?

Cherche pas tu trouveras pas...

Nouveau planning et presque plus de batterie sur mon telephone...

Je sais pas comment je faisais avant...

Ah si t'écrivais des petits mots sur des papiers et tu les envoyais sur la tête de quelqu'un en visant sa table...

Ouais c'est ça...

Style tu veux sortir avec moi...

Mais ?

C'était jamais la bonne personne qui tombait dessus...

Après démerde toi...

Esquisse encore un sourire...

Forcé...

Enfin léger quoi...

Une esquisse c'est un petit dessin oui...

Oui...

Fin de la neuvième partie...

...

Dixième partie...

Oui j'ai du beaucoup écrire...

Ou m'endormir...

Ou être inspiré...

Oui tu peux zoner toi-même sans bouger d'un iota...

Tout en restant dans ta tête...

Entre souvenirs et imagination...

Ce mot là ne prend pas de pluriel ni de contraire...

On peut pas desimaginer les imaginations de quelqu'un...

Ca sonne tout de suite faux...

Pas de contraste non plus...

Pas d'échelle de valeur dans l'inventivité créative...

C'est sans sucre finalement...

J'imagine bien que tu viens me rejoindre...

En vain...

Fantasmatique rencontre...

Improbable...

Impossible...

Mais tout va bien...

Je suis calé, là....

Colonne vertebrale cassée en deux...

Et on me laisse tranquille...

Avant...

Je comprenais pas tous ces gens assis...

Un peu n'importe où...

Un peu n'importe comment...

A avoir soif...

A vouloir aller aux toilettes tout le temps...

Comme si l'un allait avec l'autre...

C'est ça...

Mais je comprends toujours pas même si je suis assis aussi...

Que j'essaye d'arrêter le rythme de ma vie...

Enfin d'écouter quoi...

Quoi ?

De rien écouter...

Quoi ?

Mais je me dis si t'as envie de me rejoindre pourquoi tu le fais pas ?

Enfin...

Viens !

Fin de la dixième partie...

...

Onzième partie...

Comme un papillon mort collé par les ailes sur ta tapisserie triste...

Fuir cest pas te quitter mais aller vers toi...

Je me reconnais pas...

Le temps passe beaucoup trop vite à mon goût...

Tout devient froid...

J'aime pas ça...

Tu peux pas saisir une seconde...

Au moment où tu en as l'idée, fugitive, c'est déjà trop tard...

Trop court...

Fugacité...

Fugitivité...

Fuir sa propre vie aussi...

Et puis celle à venir...

Aussi...

Ca recommence...

Dans ta tête tu chantes trop bien, dans ta tête...

T'es irrésistible...

Aussi...

Aussi bien...

Y a pas de barrière à l'imagination...

Tu crois ?

Tu crois ça toi ?

Viens me rejoindre qu'est-ce que tu attends ?

Tu es entrain d'écrire le meilleur chapitre de ta vie...

Tu crois ça toi ?

J'écris c'est tout...

Et il se passe rien...

T'imagine quoi toi ?

Fin de la onzième partie...

...

Douzième partie...

T'imagine que j'vais gagner plein de flouz, de l'argent quoi...

Que j'vais t'en donner...

Que j'vais être célèbre...

Qu'en fait des écrivains à tout bien considérer t'en connais pas vraiment en vrai...

Rien que le mot vraiment est antagoniste à lui-même...

Bref...

J'arrive jamais à l'être...

Vraiment...

Mais tout le monde s'en fout...

Et moi avec...

On a toujours en tête cette mauvaise image du looser capable de rien et j'en suis bien le contre-exemple...

Enfin je pense...

Que tu pousses une poussette, un caddie ou un fauteuil roulant, en trois mots t'as fait le constat handicapant de la société...

Et son devenir aussi...

Ca roule tout seul quoi...

J'ai pas envie de lire ou de me relire...

Poussez-vous !

Je me pousse et on l'emporte...

Du moins ce qu'il en reste...

Vous voulez une cigarette ?

Pauvre femme...

Tout le monde se fout de tout le monde et moi avec...

Mais j'aime pas ça...

J'aurai aimé faire quelque chose...

Et au lieu de la retenir...

De l'empêcher qu'elle saute...

Je l'ai poussée...

Je sais pas pourquoi j'ai fait ça...

Enfin tanpis...

Peut-être parce que c'est ça qu'elle voulait au fond d'elle...

J'ai pas compris...

Ses yeux étaient bleu...

Fin de la douzième partie...

...

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