Première partie...

Il fait froid...

Comme pas pareil...

C'est pas permis quoi...

Tu te dis t'as de la chance...

Finalement...

Quand même...

Grand observateur...

Tu restes pas devant la boulangerie en attendant qu'on vienne te donner de l'argent...

Ou un truc chaud à manger...

T'as pas une ptite pièce ?

Finalement...

Non...

Y a pas plus petit qu'une petite pièce...

Si peut-être...

Toi...

Tu peux te sentir petit quand tu dis oui...

Ou que tu dis non...

Et puis tu cours chez-toi t'enfermer...

J'ai des trucs à faire...

Encore...

Comme plier mon linge...

Tu peux pas comprendre...

Non...

C'est vrai...

On a pas le même rapport d'importance...

Nos échelles de valeur ne se rencontrent jamais...

Non désolé...

Pourquoi être désolé quand tu sais que ta monnaie au fond de ta poche a plus chaud que l'air qui sort de ta bouche... Quand tu mens...

Quand tu oses pas...

Dis-lui que tu veux pas lui donner...

Ce sera plus simple...

Ta richesse en menue monnaie...

Tes centimes...

A toi...

Qui font de toi un homme plus important que toi...

Tout se mesure à la profondeur de la poche et aux doigts qui font de la musique contre ces bouts de métal...

Mes jeans déchirés que j'ose pas jeter parce que je les ai achetés trop chers et que j'ose plus mettre car ils sont passés de mode c'est ce que je compte lui donner...

Il n'a pas de nom...

Peut-être il les mettra...

Alors ca te rassure...

Lui...

J'ai même pas eu l'envie ou l'occasion de lui demander...

Il est plus jeune que toi mais l'indifference ça abime...

Tu peux pas faire semblant de pas le voir...

C'est lui qui meuble la rue...

C'est dire...

Tu choisies ton pauvre toi ?

Difficile à imaginer...

Ah c'est pour te sentir mieux...

Ah plutôt que jeter autant que ça serve à quelqu'un...

Je sais pas pourquoi je pense à tout ça...

Parce que j'arrive pas à concevoir autrement...

La société de consommation ou d'humains-marchandises dont on fait tous partie...

Ca t'enerve de bon matin...

Quand des gens quand tu les aimes ils ont peur que tu leur dises...

Comme si c'était plus simple que de fermer les yeux...

Tu fais quoi de tous tes jours, de toutes tes nuits...

Vraiment...

Je crois tu passes ton temps à fuir...

A mentir...

A te cacher...

Fin de la première partie...

...

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