Douzième jour...

J'ai l'impression d'avoir une fatigue éternelle à l'interieur de moi...

Comme si mon énergie avait fuie d'un trou tout à coup...

Enfin sans choix possible quoi...

Bien dormir c'est quoi quand tu te reveilles comme ça et te traine toute la journée...

J'ai beau me dire ça sert à rien de courir à droite, à gauche, à la fin c'est toute ta vie que tu laisses à droite, à gauche...

J'ai l'impression que les gens se servent de moi...

Me comprennent pas...

Ne prennent pas soin de moi...

Je sais...

C'est pas à toi que je parle...

C'est qu'une impression...

Peut-être que je me trompe...

Qu'elle importance...

Ouais

C'est pas un cocktail de vitamines qu'il me faut mais un bon molotov, avec du lait siouplait, pour adoucir ce gout acre et terrible...

Foutre un grand coup de poing sur la table ou dans ma gueule...

J'ai chaud j'ai froid je me dope je me branle et rien ne va...

Arriver à la satisfaction ne resoud rien et me rend pas plus heureux que 5 minutes auparavant...

J'ai ce mal-être qui revient trop souvent en ce moment et me tord les vertebres...

A se taper contre les murs...

J'en ai marre...

De faire la tête...

D'avoir la migraine et le corps qui suit plus...

Mes veines me font mal...

Mon coeur explose à chaque battement...

Dans un silence fracassant...

Le manque de soleil manque...

La lumière aussi...

Ta chaleur sur ma peau...

Aussi...

T'es inspiré...

Ma main sur ta cuisse aussi...

Tes cuisses...

Et mes 2 mains aussi...

Ta pointrine...

Si jolie...

Pas très grosse...

Justement...

Tes lèvres...

Si roses...

Ta longueur de bras...

La pigmentation de ta peau et tous tes grains de beauté...

Par millier...

Ta chaleur tout contre moi et tes cheveux qui prennent toute la place et sentent trop bon...

Qu'est-ce que ça peut faire...

Ca change rien à cette foutue de putain d'année alors que je suis le premier à me dire qu'on en est qu'au début...

Les periodes de transition sont foutrement detestable...

A vivre...

Ouais en ce moment je suis vulgaire et utiliser ces mots défoule...

A ne pas vivre...

Trop d'images défilent devant mes yeux comme des souvenirs...

Les fantomes du passé ça fait vraiment peur quand ils reviennent...

T'aime ça être assis entre 2 chaises, toi ?

Entre ces états maladifs et de bonheur faux...

T'es sur ?

Foutu bonheur...

Quand tu l'as enfin t'es pas rassasié et tu casses tout...

Pourtant je dois m'estimer heureux...

Avoir de la chance, quoi...

De t'avoir...

De ne plus t'avoir...

Que va-t-il se passer maintenant ?

Ecouter de la musique ne change rien...

J'essaye...

Ca gamberge grave...

Tu veux mon avis ?

Non je veux pas ton avis...

Je suis fatigué...

Ne seriez-vous pas en période pre-romantique ?

T'as la haine...

Si vivante qu'elle t'etouffe...

Pourquoi j'arrive pas à m'en balancer...

Sales énergies contraires...

Rien n'allait ou tout allait vraiment trop bien...

Quelle difference ?

Aucune...

Non vraiment...

Je vais me payer un trip en Yougoslavie je pense...

Faut que je me barre...

Que je trace ma route putain à l'origine de mes racines, de mes ancêtres...

Tire-toi putain...

J'ai mal aux yeux aussi...

Ca fout la trouille quand tu sais que c'est toi le fantome, putain...

Je suis juste humain putain alors dis-oui-à-ce-qui-est comme un leitmotiv...

Mets un doigts sur ta blessure pour arrêter tout ce sang qui s'écoule de toi comme autant de trucs detestables que t'emmagasine tout le temps et deteste...

Oui c'est ça...

Détestable...

Fait un tour...

Tu croyais quoi ?

Que ça serait facile ?

De te desaimer...

De t'aimer...

De te...

De...

Putain merde on fait tous semblant...

A s'accrocher à ce sentiment...

A le faire sien, mien, tien...

Tout change...

Et toi avec...

Je crois la capsule rouge vient de faire son effet...

Tout s'apaise...

Les tremblements de mes mains commencent à s'arrêter...

Mes veines à s'arrêter...

Mon amour à s'arrêter...

T'appelle- pas ?

Pourquoi faire...

Je vais juste m'allonger...

Me reposer un peu...

Esperer que la nuit efface tous les maux du jour...

J'arrive pourtant à rien dire comme quelqu'un que tu comprends dans le regard...

Sète...

Montpellier...

Bientôt...

Et un petit qui n'arrête pas de pleurer mais c'est pas moi j'te jure...

Tu te rappelles Lia quand on est revenue d'Espagne ?

Quand j'ai vue ou passé la frontière...

Lolie et Mila quand je vous laisse à chaque fois...

Et qu'on arrive pas à vous rattraper en faisant semblant de courir...

Quand je vous ai dit que Pépé était mort et qu'on a veillé ensemble...

Et quand il a fallu que je te dise aussi pour Papi...

Ca marque des événements dans la vie comme ça...

T'as le droit d'être mélancolique tu sais...

Mais je me sens mieux...

je voulais le dire c'est tout...

Comme un truc chauffé au rouge...

J'ai envie de me faire tatouer un nouveau truc mais je sais pas quoi...

J'arrive bientôt... 

Puis...

Quand Papa est mort...

Oui...

2 fois...

Oui...

On a pris la rue en sens inverse et à toute allure, à gerber, quoi...

Tout le monde était dans les escaliers entrain de pleurer...

Assis sur les marches...

C'est la première fois que j'ai vue autant de larmes...

Les miennes étaient coincées dans une totale incomprehension...

L'impression d'être dans un mauvais film...

Comme quelqu'un qui tape à la porte sans arrêt...

Inconsciement on se rapproche de la date d'anniversaire...

C'est ce qu'on dit et c'est pour ça qu'on souffle pas les bougies, qu'on les laisse juste cramer...

Il me manque terriblement...

J'aimerai tant qu'il soit fier de moi...

Je sais même pas si on peut parler au futur ou à l'inconditionnel conditionnel...

L'amour me manque...

Tout me manque et me mets les larmes aux yeux...

Crois-tu qu'il nous regarde...

Qu'il nous aime encore...

Nous guide...

Nous attend...

Putain de putain de putain...

C'est les seules fois où on peut te serrer dans les bras et te dire je t'aime ou à bientôt en glissant des trucs dans tes poches comme souvenirs de nous et payer ton voyage...

Maintenant quand j'y repense...

Je me dis que j'ai de la chance...

D'être encore là...

Et de pouvoir aimer ou serrer des gens dans mes bras...

Même si j'arrive pas à serrer les gens aussi fort que je le pourrais...

Même si je fais un pas en arrière...

A m'en étouffer...

Ne pleures plus pour toutes ces filles et ces fantômes...

J'ai reussi à savoir d'où venait tout ça...

Maintenant...

Ouais maintenant tu vas faire quoi...

Je me rappelle du domino que t'avais trouvé sur la plage et du bruit de la mer sur ton repondeur...

Même époque finalement comme si tu pouvais pas avancer les pieds dans le sable...

C'est long de faire son deuil...

D'aimer quelqu'un...

De ne plus aimer quelqu'un...

De l'aimer pour toujours...

Pour toujours...

Un train au bout de la nuit...

En sens unique...

En aller-simple...

Et on peut quitter quelqu'un qu'on aime et le laisser faire son chemin de son côté...

Ouais...

Même...

Si tu l'aimes...

T'as jamais rien compris finalement...

Non...

Vraiment...

Reste que ce bruit, identique à tous les autres, à tous les autres, à tous les autres...

J'arrive, j'arrive, j'arrive...

Avec du retard...

Retour...

Comme un retour à la maison...

Mais plus de retour en arrière...

J'écris encore...

Je reviens, c'est venir à nouveau...

Je dois te laisser derrière-moi...

C'est sur tu es trop fière pour me regretter...

Alors que moi je ne t'oublierais jamais...

La dernière heure trente de train...

8h en tout et des pages et des pages...

T'as déjà pensé à être naturel ?

A redescendre sur terre...

T'étais la seule et unique...

Putain...

Obsolescence...

Fatuité...

T'es jolie...

Moi fatigué...

Tu peux pas capté...

Moi non plus d'ailleurs...

Je te pensais intelligente alors qu'en fait c'était pas la même pensée que moi...

J'irai bien...

Je devrais aller bien...

Si toi tu fais pareil de ton côté...

Je sais que tu viendras lire...

Même si on fera semblant de pas se parler...

Retour à la réalité...

S'endormir...

La fermer...

Je t'aime...

...

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